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La Mongolie et les appétits japonais...
1929: TOUT ÉTAIT PLANIFIÉAnnée 1929: Tanaka, le président du conseil japonais présente les projets d'expansion de l'empire continental japonais à l'Empereur Hiro-Hito. La sanguinaire expansion japonaise vers la Sibérie et la Mongolie sera arrêtée le 20 aôut 1939 par leur cuisante défaite face aux troupes soviéto-mongole à la bataille du Khalkhin Gol.
Voici le chapitre concernant la jeune République de Mongolie encore appelée 'Mongolie extérieure'.



Mémorandum concernant l'expansion de notre Empire Continental'Une politique positive envers la Mongolie'
- La Mandchourie et la Mongolie appartenant encore aux princes, nous devons reconnaître leur souveraineté
dans ces pays et les soutenir.
Mue par ces considérations, la fille du gouverneur général du Koang-Toun, Foucouchima, risqua sa vie en vivant, à Touchétou, au milieu de la barbare population mongole. Elle y remplissait les fonctions de conseiller près du prince local, en servant ainsi le gouvernement de l'empereur. Depuis que la nièce du prince Sou de Mandchourie est devenue la femme du prince souverain, les relations entre le gouvernement et le prince mongol sont devenues très intimes. Tous les princes de la Mongolie extérieure et intérieure se conduisent envers nous avec grand respect surtout depuis que nous les comblons de dons et que nous les protégeons. Dix-neuf officiers japonais d'état-major se trouvent à l'heure actuelle à Touchétou.

Nous avons là-bas le monopole de l'achat des laines, des biens immobiliers et de l'exploitation des richesses minérales. Nous y enverrons en secret une plus grande quantité d'officiers. Ils doivent être vêtus comme les Chinois pour ne pas attirer l'attention du gouvernement de Moukden. Dispersés ça et là, ils pourront s'occuper d'agriculture, d'élevage et du commerce de la laine. Nous pouvons faire de même envers les autres princes.
Partout nous devons avoir nos officiers pour exercer le contrôle sur les princes. Quand il y aura en Mongolie extérieure et intérieure suffisamment de nos gens, nous achèterons la terre en la payant un dixième de sa valeur réelle et nous entreprendrons la culture du riz afin d'augmenter nos réserves de denrées alimentaires.
Là où les terres sont impropres à la culture du riz, on peut s'occuper d'élevage et organiser des haras, chose de grande importance au point de vue militaire. Dans les autres régions nous pouvons développer l'industrie des conserves et exporter nos marchandises en Europe et en Amérique. Le développement de l'industrie de la fourrure et du cuir nous procurera également des bénéfices. Finalement la Mongolie extérieure et intérieure passera entièrement entre nos mains.



La question de la souveraineté des droits n'étant pas assez claire ici et les gouvernements chinois et soviétique s'occupant d'autres affaires, nous pouvons tranquillement étendre notre influence. Quand une grande partie des terres sera en notre possession, il n'y aura plus lieu de se demander si la Mongolie appartient aux Japonais ou aux Mongols. En nous appuyant sur notre force militaire, nous pourrons réaliser notre politique positive.
Pour la réalisation de ce plan il est indispensable d'assigner un million de yens prélevés sur les 'fonds secrets' du ministère de la Guerre et d'envoyer 400 officiers de réserve en Mongolie extérieure et intérieure. Ces officiers, vêtus comme des citoyens chinois et travaillant comme instituteurs, devront se mêler à la population, conquérir la confiance des princes mongols, avoir le droit de s'occuper d'élevage et des mines et poser ainsi les bases de nos intérêts nationaux actuels.



Sauf erreur - la vérification est donc à effectuer - le Japon, il y a quelques années, a proposé au gouvernement mongol de leur céder tous les droits sur 30% du territoire national; en échange, ils couvraient le budget national. Le gouvernement mongol, avec raison, a catégoriquement refusé cette 'courtoise' proposition japonaise...
